Wittelsheim - Nancy (13 janvier 2007)
Revenus de l'enfer, les Nancéiens se sont vus refuser l'égalisation qu'ils pensaient avoir arrachée dans les dernières secondes. Grosse déception.
De notre envoyé spécial Anthony GUILLE
WITTELSHEIM. Le film de ces dernières secondes n'a pas fini de hanter les Nancéiens. Il restait une poignée de secondes à jouer, l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre était revenue de loin, de très loin. Encore menés de 5 buts à la 54' (21-26) et de trois à 1'30'' du terme (23-26), les hommes de Thierry Thoni avaient planté deux buts par Fortemps et Gaude, et comme dans la foulée, Rieker s'était déchiré, l'ASPTT avait la balle d'égalisation dans les mains. Une douzaine de secondes à jouer, Max Fortemps qui met les gaz pour partir en contre, qui transperce le rideau défensif alsacien et met tout ce qu'il a dans ce shoot de la dernière chance et qui bat Motlik. But ? Non, non. L'arbitre revient à la faute préalable d'un Alsacien comme il a le droit de le faire. « Je pensais avoir égalisé, mais l'arbitre a pris ses responsabilités. C'est comme ça... » soupirera après coup Max Fortemps.
Mais alors que le chrono est arrêté, l'ASPTT a encore cinq secondes pour espérer égaliser. Les Nancéiens prennent l'option de jouer à gauche, servent David Motyka, lequel est stoppé net alors qu'il va armer son tir. Les arbitres mettent deux minutes à Frik mais refusent d'accorder le penalty qui pourtant, n'est pas loin de sauter aux yeux en pareilles circonstances. Une dernière cartouche avortée, la chance est passée.
Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'ASPTT repart avec de gros regrets d'Alsace. « Je suis déçu, comme les joueurs doivent l'être » commentait l'entraîneur nancéien, « on a le sentiment qu'on s'est fait voler au moins le nul ».
14 balles perdues à la pause
L'ASPTT le méritait sans doute eu égard à sa deuxième période. Car si les Nancéiens avaient cafouillé leur handball, multiplié les pertes de balles en première mi-temps (14 ! ) et avaient surtout dû à un excellent Yannick Birckel dans les cages (11 arrêts à la pause) de ne rejoindre les vestiaires qu'avec trois buts de retard (10-13), ils avaient sortis trente minutes nettement plus convaincantes dans l'engagement et l'application.
Des ingrédients qui leur avaient permis d'égaliser dès le début de la deuxième période (14-14, 33') avant de rester dans la roue des Alsaciens (18-18, 43') grâce notamment au ''scoring'' de Lumu Kabasélé et Max Fortemps, aussi inspirés après la pause qu'en difficulté avant.
Et il avait fallu un super Schneider en face (10 buts) et un Valent efficace (5/5 en deuxième période) pour que Wittelsheim arrive à creuser l'écart (23-19, 47' puis 25-20, 53'). A ce moment de la partie, l'ASPTT aurait pu craquer, rendre les armes. Mais elle n'abdiquait pas et dans une fin de match sous haute tension, réussissait à grignoter un à un ses buts de retard. Il restait alors une quinzaine de secondes à jouer et l'ASPTT voyait déjà le nul lui tendre les bras. Vous connaissez la suite...
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)