Dijon - Ajaccio (13 janvier 2007)
Entre retrouvailles et découvertes
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| A l'instar du crâne rasé de Cédric Collart, c'est un DBHB tout nouveau qui est apparu face à Ajaccio. Avec toujours quelques manques, mais avec l'envie de se battre et de gagner (photo Arnaud Finistre) |
Après trois longs mois de disette, le Dijon BHB a renoué avec la victoire face à Ajaccio (37-32) samedi soir. Tout n'était pas parfait, mais l'essentiel était de gagner.
COMME ça fait du bien ! Il y avait longtemps que les Dijonnais, vainqueurs d'Ajaccio (37-32) samedi soir dans l'antique gymnase des Poussots, n'avaient pas affiché des mines aussi réjouies à la sortie des vestiaires. Trop longtemps. Le ''ouf'' de soulagement ressenti par tous au buzzer était à la hauteur de la pression, de l'attente qui entourait cette soirée, où, enfin, le Dijon BHB a cassé la spirale de neuf défaites d'affilée et onze matches sans victoire.
Surtout que, si les hommes de Denis Lathoud ont mené les débats pendant plus des trois quarts de la rencontre et qu'ils avaient constitué un matelas suffisant pour être assez sereins lors des dernières minutes, il y a aussi eu des périodes plus mitigées. Où l'on pouvait craindre que des revenants ne ressortent du placard. Comme lors de l'entame du match. Comme à la reprise de la deuxième période. Ou comme à cinq minutes du gong.
Des défauts toujours visibles
« Nous avons été en difficulté par notre faute », reconnaissait le coach dijonnais. « On perd des ballons bêtement, qui nous reviennent dessus en contre-attaque. On savait qu'ils couraient beaucoup, qu'ils avaient un jeu rapide. » Ainsi, le DBHB a remis dans le match une formation corse pourtant au bord de la rupture à plusieurs reprises.
Mais s'il a parfois manqué de concentration, de rigueur, s'il a parfois été naïf, le DBHB a su faire avec ses défauts. Il est évidemment impossible de faire disparaître toutes les difficultés qui le plombaient complètement, juste le temps d'une trêve hivernale. Comme d'un coup de baguette magique. « Corrigeons nos petites fautes et restons sur ce tempo-là à l'entraînement et dans le match, qui m'a bien plu », soulignait Lathoud. « Le plus important, c'était de ramener trois points. »
C'est un peu comme si l'on retrouvait avec plaisir un vieux pote que l'on n'a pas vu depuis longtemps ; ou que l'on découvrait un jour les facettes insoupçonnées d'une simple connaissance, qui en fait un nouvel ami. Partant de derrière, une fois en 6-0, la défense locale a bien perturbé l'organisation corse, incapable de trouver des solutions, alors que les Dijonnais ont récupéré des munitions, exploitées autant en contre que pour du jeu placé. Rassuré par les siens, Loïc Marmier s'est aussi montré rassurant, en fermant la porte à des moments cruciaux.
Danger omniprésent
En attaque, à l'instar du nombre de marqueurs, le danger est venu de partout. De Fabrice Chauvin ou Samuel Carle prenant les intervalles. De Jérémy Suty, planant au dessus de la citadelle ajaccienne, distillant des passes décisives ou en étant à la conclusion lors des montées de balles rapides. De Mohamed Kiour, inspiré en un-contre-un ou pour trouver ses pivots, comme Martin Cachot, très efficace. « Sur l'engagement, je suis content », expliquait Lathoud. « Un peu moins sur la concentration de certains. Il y a eu de belles choses, mais nous n'avons pas été assez rigoureux à mon goût. Nous avons quinze jours pour préparer Lille. » Dans sa quête du maintien, le DBHB n'en est qu'à la moitié du chemin. Mais il a effectué samedi un petit pas très important.
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)
