Nancy-Nantes (16/12/2006)
Capable de battre des grosses cylindrées mais de perdre face à des mal classés, l'ASPTT mène une double vie frustrante à la maison.
NANTES. - Il y a des défaites qui font plus mal que d'autres. Celle qu'a concédée l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre samedi dans son fief des Nations n'a pas fini de repasser en boucle dans les têtes nancéiennes.
C'est qu'il y avait vraiment un coup à jouer face à cette équipe nantaise certes sur la phase ascendante mais scotchée dans les bas-fonds du classement. « J'espérais qu'on pourrait franchir un cap avec ce match » soupire le coach nancéien Thierry Thoni, « qu'on pouvait prendre un peu nos distances par rapport au bas de tableau. Mais cela n'a pas été le cas. La balle ne circulait pas, ne vivait pas... En fait, on ne sait pas se préparer mentalement pour des matches comme ça... ».
Des matches comme ça ? Ce sont ceux face à des équipes de bas de tableau. Car le couac nantais n'est pas une première du genre. Cette inconstance est d'autant plus rageante que l'ASPTT a réussi à accrocher quelques jolis scalps dans sa salle depuis le début de saison. Cesson y est tombé, Aurillac aussi, Angers s'en est sorti avec un nul heureux... « Mais il y a bien un moment où les ''gros'' viendront gagner ici » martèle Thierry Thoni comme pour insister sur l'importance de ne pas ''gâcher'' les munitions contre des mal classés.
A fortiori quand ce sont les face-à-face directs qui départagent d'éventuels ex aequo à l'issue de la saison. Et quand on joue le maintien comme l'ASPTT, il est nettement plus intéressant de gagner les matches face aux rivaux directs que réussir des coups d'éclats contre des ténors...
La raison pour laquelle cette double vie que mène l'ASPTT depuis le début de saison à domicile peut devenir problématique sur la durée. Car si la situation des Nancéiens est loin d'être alarmante (8e place ex-aequo avec 4 pts d'avance sur le premier relégable), le championnat est encore long et la suite des festivités n'est pas forcément de nature à rassurer l'entraîneur nancéien. « Je dis attention » prévient Thierry Thoni, « car on va avoir une deuxième phase beaucoup plus dure. On se déplacera neuf fois en seize matches ».
L'ASPTT Nancy-Vandoeuvre avalera même dix déplacements sur ses dix-sept derniers matches puisqu'il clôturera la phase aller dans la salle de Wittelsheim le 13 janvier. Un déplacement chez un autre mal classé qui aura valeur de test avec un grand T.
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)