Conflans - Dijon (16/12/2006)
Encore en retard encore trop de buts
Les chiffres commencent à prendre des proportions assez lourdes. Samedi soir, à Conflans, le Dijon BHB a concédé une neuvième défaite consécutive (34-29), passé une onzième journée sans connaître de succès. La spirale qui a aspiré les Dijonnais dans les profondeurs du classement n'a pas réussi à être enrayée avant une trêve bienvenue. « Maintenant, que tout le monde se vide la tête et que l'on reprenne tout sur de nouvelles bases, comme en début de saison », précise Denis Lathoud, l'entraîneur du DBHB.
Dans les Yvelines, le dernier match 2006 des Dijonnais a ressemblé comme deux gouttes d'eau à toutes les dernières prestations. Comme à Villefranche, comme face à Bordeaux, les Côte-d'Oriens ont débuté la rencontre la peur au ventre. Et comme s'ils en avaient besoin, ils sont entrés dans le match avec un déficit de quatre buts, qui coûte cher lorsque l'on regarde le tableau d'affichage au terme de la rencontre et les cinq unités de retard par rapport aux Franciliens. « Hormis le fait que l'on doute énormément en ce moment, à l'image des transmissions qui ne sont pas du tout fluides, on a traîné ce retard tout le match », note Lathoud. « Ensuite, on joue à peu près. Il y a des bons passages, des très mauvais. »
Des stats qui en disent long
Ce retard à l'allumage et cette inconstance mis à part, on pourrait croire que la machine dijonnaise serait, malgré ses difficultés actuelles, en passe de tenir la route. Sauf que pour plomber tout espoir de surnager, les compteurs se sont une nouvelle fois affolés. Le DBHB repart encore avec 34 buts dans la musette. Au-delà des quatre buts encaissés d'entrée, les 17 de la première période hypothèquent grandement toutes possibilités. Une fois encore, plus que la défense, ce sont les portiers et leurs prestations qui sont montrés du doigt. « Nos gardiens font 8 arrêts alors qu'en face ils en font 17. Avec 3 arrêts en deuxième mi-temps, tu ne peux pas gagner le match », souligne le technicien dijonnais.
Cette défaillance fait on ne peut plus mal à toute l'équipe : elle ruine les efforts consentis pour palier toutes les erreurs commises par l'absence de confiance. « A un certain moment, on est revenu à deux buts. On tient parce qu'on arrive à récupérer des ballons, mais au bout d'un moment, comme il n'y a pas d'arrêts, il suffit que nos adversaires tirent dans la cage pour marquer. A dix mètres, de l'aile, à six mètres. Même le défenseur ne sait plus s'il est bon ou pas bon. » Comme un coup de poignard dans le dos.
Une des équations
« On marque 29 buts, ça veut bien dire que l'on est capable. » Avec en plus la bonne surprise de voir cinq joueurs différents marquer quatre buts. « Au début, on gagnait nos matches parce que nous ne prenions pas autant de buts », constate Lathoud. C'est une des équations que le DBHB devra résoudre le plus rapidement possible.
Pour l'heure, les fêtes tombent à pic. « Que l'on oublie pendant les vacances ce qu'il vient de nous arriver pendant deux mois, parce que lorsque nous allons repartir, il va falloir gagner des matches. Nous n'avons plus le choix. Il faudra mettre le bleu de chauffe et ça sera ''opération survie''. »
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)