Nancy - Aix (14/10/2006)
Bien en place et emmenée par un super Perçin dans les buts, l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre s'est ouvert les portes d'un troisième succès. Encourageant.
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VANDOEUVRE. Et si l'ASPTT avait enfin lancé sa saison ? C'est sans doute trop tôt pour le dire et hier au Parc des Sports des Nations, personne ne s'aventurait franchement sur ce terrain-là. Il n'empêche que depuis quelques matches, l'ASPTT n'a plus tout à fait le même visage et, heureusement, plus tout à fait la même fragilité. Le large succès face à Lille au tout début du mois avait mis la puce à l'oreille. La défaite concédée à Saint-Cyr après avoir longtemps tenu tête avait ensuite laissé entendre que l'ASPTT était sur la bonne voie malgré tout. Et hier, les Nancéiens ont confirmé leurs nouvelles dispositions en venant à bout d'une solide équipe d'Aix.
Oh, tout ne fut pas cousu de fil blanc et à la sortie des vestiaires, Thierry Thoni était le premier à prévenir tout excès d'enthousiasme. « Il faut rester lucides, on a encore de gros passages à vide » commentait le coach nancéien, « il va falloir continuer à travailler pour qu'ils durent le moins longtemps possible. Et puis, l'absence de Clémençon en face change aussi la donne. Maintenant, on n'encaisse que 22 buts. C'est le gros point positif de la journée ».
Effectivement, leur gardien vedette blessé, les Aixois étaient affaiblis. On ne se passe pas comme ça d'un homme qui ''pèse'' 19 arrêts par match en moyenne. Mais la défense tip-top des Nancéiens et un excellent Perçin dans les buts ont sans doute bien plus pesé encore dans la balance finale.
C'est cette défense agressive dans le bon sens du terme, bien en place, qui avait du reste permis à l'ASPTT de prendre la partie par le bon bout, réduisant les Provençaux au silence radio pendant plus de sept minutes (4-0).
9 buts seulement après la pause
La vivacité de l'intenable Lumu Kabasélé (4/4), l'efficacité de Vincent Moreno (3/3) étaient alors des armes de choix, mais Aix tirait profit des quelques relâchements locaux pour grignoter son retard et atteindre la pause sur un score de parité (13-13).
On s'était alors demandé si l'ASPTT allait pouvoir hausser encore le ton en défense pour mettre à genoux les Azuréens. Avec un seul but concédé en dix minutes (17-14, 40'), Nancy prouvait que oui, en s'appuyant sur un Mario Perçin royal dans les buts. Déjà bien présent en première période (9 arrêts), le portier croate passait la vitesse supérieure après la pause en arrêtant 15 tirs adverses ! Oui, oui, vous avez bien lu.
C'était évidemment du pain bénit pour l'ASPTT qui voyait son bas de laine grossir (20-15, 44' ; 24-16, 53') et les portes du succès s'entrouvrir. En face, Aix avait beau durcir les débats, Nancy ne perdait pas le fil et cueillait les fruits de son labeur défensif (9 buts concédés près la pause) en remportant un troisième succès en quatre matches à domicile. Encourageant pour la suite...
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)