Dijon - Nantes (14/10/2006)
D2 masculine (7e JOURNÉE) - APRÈS DBHB-NANTES (27-27) Quand la machine s'enraye L ES Dijonnais peuvent se consoler en se disant qu'ils sont toujours, avec Saint-Raphaël, les seules équipes invaincues depuis le début du championnat. Au terme de la 7e journée, quand on est un promu - même si on a annoncé d'autres ambitions qu'une simple qualification pour le même niveau - ce n'est pas rien. « Ca a été très très dur », reconnaît Dimitri Provornikov, qui effectuait sa rentrée. « C'est notre sixième match et nous sommes toujours invaincus. C'est déjà un bon résultat. A la fin, on était à moins deux et on est quand même revenu. Ca fait plaisir. L'essentiel est là, en attendant le prochain match. » « Je pensais que ça n'existait qu'une seule fois dans la saison une presse tout-terrain, finalement c'est la deuxième », renchérit Denis Lathoud, l'entraîneur du Dijon BHB. « On a arraché le match nul. Les dieux sont avec nous pour l'instant. » Mais si, sur le plan comptable, les Côte-d'Oriens avaient réalisé une bonne opération en revenant d'Aix-en-Provence avec un nul (26-26), ce n'est pas, cette fois, forcément le cas. « Deux nuls, c'est comme si ça faisait une défaite », constate le coach dijonnais. Quel que soit le système Premier problème, une constante depuis le début, le DBHB prend trop de buts. « Généralement, c'est ça. On n'arrive pas à descendre », souligne Julien Portefaix. « Chaque match, c'est pareil : que l'on fasse presse tout-terrain, que l'on défende en 6-0 ou que l'on fasse n'importe quel système défensif, chez nous, c'est le même tarif », ajoute Lathoud. Le premier match contre Lille/Villeneuve d'Accq mis à part, ça n'avait pas vraiment eu de conséquences face à Aurillac ou face à Livry-Gargan/Villepinte. Les Dijonnais avaient mis les voiles et pouvaient se permettre de gérer. Sauf que samedi, au moment où le DBHB était en passe de faire le trou, les hommes de Stéphane Moualek ont débreaké dans la foulée. « On est naïf en fin de première période », reconnaît Stéphane Boulant. « On est à plus 5. On veut jouer vite, on perd deux ballons et on se retrouve à plus 3. Si on est à plus 5 à la mi-temps, ils ne reviennent. » Dijon avait surtout perdu beaucoup de ballons à Aix. Là, offensivement, c'était différent. « On a eu un problème de jeu en attaque placée pendant dix minutes en deuxième mi-temps », constate le technicien bourguignon. « On a eu aussi un problème de finition. On rate dix immanquables en deuxième, alors qu'en principe, c'est six sur l'ensemble d'un match. » « On avait les solutions, mais on n'arrivait pas à marquer », ajoute Provornikov. « Concernant l'attaque, le travail passe par l'entraînement, si on fait une bonne semaine, il n'y aura pas de problème en match », glisse Portefaix. Retrouver la confiance D'autant que ce manque de réussite a eu pour effet de semer le doute dans la tête des locaux, qui se sont alors précipités. « On court après le score et on essaie de marquer vite », explique Lathoud. « Il y a peut-être un manque de confiance », poursuit-il, notamment au sujet des arrières latéraux qui, comme à Aix, ont perdu le rendement qui était le leur auparavant. » « Au lieu de repartir avec un plus 6, on repart avec un plus 3, après la pause », précise encore Lathoud, pour qui c'était la clé du match. « La marche de manœuvre est moins grande. Les joueurs sortent de N1 et n'ont pas beaucoup d'expérience. Et on tremble alors qu'on ne doit pas trembler chez nous. » Il n'y aura pas trop d'une semaine pour rectifier le tir. | ||||
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)
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