Aurillac - Dijon (10/02/2007)
Le DBHB garde la chambre
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| Les sept buts de Marc Poletti n'ont encore pas suffi au DBHB (photo Arnaud Finistre) |
On savait le DBHB bien malade après la douloureuse série de onze matches sans victoire alignée avant la période de Noël. On croyait le DBHB sur la voie de la guérison après les remises en cause personnelles et le travail sérieux effectués durant la trêve. Cela s'était d'ailleurs soldé par une victoire contre Ajaccio (37-32) avant que les Dijonnais ne chutent d'un rien à Lille-Villeneuve-d'Ascq (24-22), il y a quinze jours.
Il semble bien que la formation de Denis Lathoud ne soit encore que convalescente ou plutôt qu'elle ait fait une mauvaise rechute en concédant, samedi à Aurillac, son douzième revers de la saison (32-30). Si l'écart ne semble pourtant pas démesuré, il ne reflète pas tout à fait la physionomie d'une rencontre que Dijon n'a, finalement, jamais su bien maîtriser.
« On manque de gnac »
Et comme ce fut le cas lors des dernières prestations avant la trêve de fin d'année, c'est encore la mauvaise entame de rencontre qui a précipité les Dijonnais, face à un adversaire qu'ils avaient pourtant bien dominé lors du match aller. « On peut tout simplement dire qu'elle a été catastrophique », rectifie Denis Lathoud, l'entraîneur du DBHB. « On perd des ballons, on a trois ou quatre occasions au début et on ne les met pas au fond. Aurillac ne frisait pas l'excellence mais a su profiter de nos erreurs pour s'échapper. On traîne ensuite cet écart tout au long du match. Ce qui m'agace, c'est qu'on a les occasions de revenir à -3 en première période et on perd les ballons. A l'arrivée, il y a -6 à la mi-temps, ce n'est pas possible de revenir. On a tout simplement très mal géré la première période. On ne peut pas gagner des matches si on n'est pas suffisamment régulier. »
Plus que la défaite à Aurillac - « on avait réellement un coup à jouer là-bas », dixit Denis Lathoud - c'est la prestation d'ensemble de ses joueurs que le technicien dijonnais montre du doigt. « Mis à part Provornikov, tous les autres n'ont pas été à la hauteur. Je n'ai pas vraiment l'impression qu'il y ait de l'envie chez certains joueurs. On manque de gnac alors qu'on joue la vie du club. Il faut arrêter de se voiler la face, on ne peut pas continuer comme cela. »
Malgré deux revers consécutifs à l'extérieur, le DBHB (16e) a pu profiter d'une journée plutôt clémente et possède toujours trois points de retard sur le premier non relégable, Conflans, battu ce week-end.
Autant dire que la venue de Saint-Cyr, dimanche prochain au palais des Sports, s'annonce plus que capitale pour la survie de l'équipe en D2. « C'est la rencontre de la vie ou la mort », annonce Denis Lathoud, « chaque joueur doit prendre maintenant ses responsabilités ». Le 16e de finale de coupe de France, mercredi à Besançon, aura déjà valeur de test.
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)
