Le mois de juin 2004 restera une date historique dans les annales du handball national. Ce jour-là, débarquait sous nos cieux Saëd Hasanafendic le sélectionneur croate qui allait prendre en main les destinées de notre sept national et révolutionner le handball tunisien. Que de chemin parcouru depuis par l’équipe de Tunisie qui a atteint un statut mondial. Les années 2005 et 2006 resteront à jamais gravées dans les mémoires avec une quatrième place au championnat du monde de Tunis et une deuxième place à la Coupe du monde de Suède. Aujourd’hui, le sept national se fait respecter et se trouve face à un nouveau défi. Les échos de la presse étrangère sont flatteurs à l’encontre de l’équipe de Tunisie, mais cela reste un couteau à double tranchant. A présent, Hasanafendic et sa bande savent à quoi s’en tenir. Ils sont de nouveau face à une énorme pression et une grosse responsabilité.
Adepte de la continuité
Et comme l’a souvent répété le sélectionneur national, l’équipe de Tunisie sera l’équipe à battre en Allemagne.
La décision a été prise. Dix-huit joueurs seront du voyage en Allemagne. Et sur ce plan, Hasanafendic a fait son choix, assurant qu’il a opté pour la continuité, même s’il a intégré deux nouveaux éléments, en l’occurrence Wael Horri et Aymen Hammed qui en sont à leur première compétition officielle.
«J’ai décidé d’agir de la sorte pour garder l’équilibre de l’équipe. Il y a des équipes qui viendront en Allemagne avec 20 joueurs. Personnellement, j’ai préféré m’en tenir à 18. Bien sûr qu’en cas de pépin, il y aura des changements et les règlements le permettent. Dans ce cas, quelques joueurs pourront nous rejoindre. Je pense à Zheni, Ben Romdhane et Mahmoudi malgré son âge. Si je pouvais prendre tout le monde, je l’aurais certainement fait. Aujourd’hui, j’espère ne pas m’être trompé».
Le sélectionneur national a avoué d’autre part qu’il était difficile de réduire un groupe, partant du fait que la liste élargie du sept national comprend 25 joueurs. «Je pense avoir choisi les meilleurs évoluant au pays. Leur intégration n’a pas été difficile, la plupart d’entre eux ayant été présents en 2005 et 2006 lors des deux joutes mondiales», a ajouté Hasanafendic.
Le sélectionneur national a, en outre, précisé qu’il avait opté pour Wassim Hellal au poste de gardien de but aux côtés de Marouane Megaïez et Makram Missaoui pour la simple raison que ce dernier a toujours été disponible et qu’il fut sans reproche en Coupe du monde en Suède.
Concernant Dhaker Seboui, Hasanafendic a déclaré : «C’est un joueur indispensable à l’équipe. Seboui est pour moi un repère indispensable et j’espère le récupérer au second tour».
Hasanafendic avec sa franchise coutumière a fait le point en espérant que son équipe sera égale à elle-même pour faire un long chemin en championnat du monde.
Skander HADDAD