Un arrière droit à Nancy ?
Mihail Petrovski a participé hier à son premier entraînement avec l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre. Il saura, demain soir, si le club le fait signer comme joker.
NANCY. L'ASPTT Nancy-Vandoeuvre (D2) se trouve toujours à la recherche d'un arrière droit de métier, peut-être plus pour très longtemps. Hier, l'international Macédonien Mihail Petrovski (23 ans, 1,94 m, 89 kg) a participé à ses deux premiers entraînements avec les joueurs de l'ASPTT. L'arrière droit, qui évolue en 1ère division macédonienne avec son club de Pelister à Bitola (3e actuellement de son championnat), a semble-t-il marqué des points précieux dans l'optique de son recrutement pour renforcer le club nancéien. Mais les dirigeants du club ne souhaitent pas s'emballer. Même si Petrovski ne pourra rester à Nancy que jusqu'à vendredi matin, car ce week-end, il disputera un match international en Israël.
Il faut faire vite pour convaincre ! Petrovski qui joue environ 50' par match, apparaît motivé, en bonne forme et a envie de rejoindre la France et son championnat. « J'ai été bien accueilli et accepté par les joueurs nancéiens, un effectif jeune. Je ne suis pas trop dépaysé, car avec Mario Perçin (le gardien), nous parlons en Yougoslave » évoque Petrovski, avant d'ajouter, « j'ai su il y a deux semaines que Nancy recherchait un gaucher. Avec mes dirigeants, on a pris contact avec le club. En trois jours, à l'entraînement, j'espère démontrer au coach toutes mes qualités. Je regrette de ne pas rester plus longtemps à Nancy, mais c'est impossible, je dois jouer quatre ou cinq matchs internationaux. Même si je signais tout de suite à l'ASPTT, je ne pourrais pas rejoindre Nancy avant une quinzaine de jours ».
Hier soir, à l'issue du deuxième entraînement de Petrovski, Thierry Thoni, le coach, poursuivait sa réflexion, mais il avouait tout de même avoir une bonne impression : « C'est un jeune joueur athlétique, un véritable arrière droit, il a une bonne lecture de jeu et combine bien avec le pivot. De plus, nous avons d'excellents renseignements sur lui. Il est travailleur et rentre bien dans le profil du joueur que nous recherchons. Malgré tout, on aurait bien voulu le tester sur un match amical. C'est dommage ! Je pense que jeudi soir nous lui donnerons une réponse ».
Durant les prochains entraînements, Thierry Thoni vérifiera de nouveau les aptitudes de Petrovski et son entente avec le groupe. « Le problème, c'est qu'il ne pourra pas nous rejoindre avant 15 jours, voire 3 semaines, tout dépendra aussi des papiers à obtenir pour le faire venir ». Les dirigeants nancéiens n'ont guère de solutions de rechange, la date limite pour recruter un joker est fixée au 20 janvier. Ils ont fait le tour de nombreux clubs français disposant de centres de formation réputés. « Il n'y a aucun joueur français sur le marché. C'est la pénurie ! » confie le coach.
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)