Avant match Conflans - Dijon (16/12/2006)

Publié le par Patrick

DIVISION 2 MASCULINE - CONFLANS-DIJON BHB SAMEDI
Collart, l'âme du guerrier

 A Conflans, Cédric Collart sait que les Dijonnais devront faire face à une formation qui ne lâchera rien (photo Arnaud Finistre)
A Conflans, Cédric Collart sait que les Dijonnais devront faire face à une formation qui ne lâchera rien (photo Arnaud Finistre)

Pour le dernier match du DBHB avant la trêve hivernale, Cédric Collart retrouvera une formation qu'il connaît bien, Conflans. Rencontre.

L'œil n'a pas besoin d'être très aguerri. Depuis le début du championnat, l'activité de Cédric Collart, sur son aile droite, ne passe pas inaperçue. Tout comme sa réussite lorsqu'il se présente à 7 m pour transformer les penalties, même si, à cet exercice, les Dijonnais n'ont guère été vernis dimanche dernier face à Bordeaux. Le contexte actuel y est sans doute pour quelque chose.
Pour autant, il n'est pas certain du tout que ce « Parisien pure souche » - comme il dit -, soit du genre à baisser les bras. Au beau milieu de la tempête, alors que le Dijon BHB commençait à perdre pied entre un voyage à Billère et un déplacement à Angers, celui qui, à 30 ans, a rejoint la cité des Ducs à la dernière intersaison, a sans doute signé la statistique de la onzième journée, en marquant dix des trente buts côte-d'oriens et en signant un 100 % au tir, pour tenter d'enrayer la machine Cesson-Sévigné. S'il est le plus parlant, ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Tout au long de son parcours, depuis ses débuts à Bois-Colombes, le garçon a appris à se battre. Encadré par Pascal Person, actuel membre du staff de l'équipe de France jeunes, lorsqu'il était cadet puis junior - il a d'ailleurs été vice-champion de France cadets -, Cédric a réalisé deux bonds de géant, d'abord pour intégrer l'équipe première de Bois-Colombe évoluant en N2, ensuite lorsqu'il a rejoint Conflans-Sainte-Honorine, en 2000, avec qui il est monté de N1 à D2. « Passer de N2 à D2, c'était énorme. » Mais il s'adapte à son nouvel environnement de qualité et intègre le sept majeur au bout d'un mois.
De retour à Conflans
Il part ensuite à Villepinte. « Je voulais changer et jouer le haut de tableau », précise-t-il. Mais la formation de Seine-Saint-Denis rate la montée en D1 d'un petit point. « Je me suis alors posé quelques questions sur mon avenir, le handball, ma vie professionnelle. »
Malgré cela, l'appel du pied de ses ex-coéquipiers de Conflans est trop fort. « L'ambiance est assez familiale. Là-bas, c'est plus que du handball. C'est de l'amitié. » Le résultat se voit d'ailleurs sur le terrain. « Nous étions deuxièmes à la trêve. Tout allait bien. Nous avions sans doute la meilleure équipe l'an dernier. » Sauf que des problèmes financiers sont venus gâcher la fête.
« Avec les tripes »
Comme pour cinq autres du sept majeur francilien, c'est la raison pour laquelle l'ailier droit quitte les Yvelines. Pour autant, malgré les départs et une entame de championnat peu transcendante, Cédric s'attend à souffrir samedi. « A Conflans, la culture c'est de ne pas perdre un point à domicile. Il y a une rage. On veut faire plaisir aux supporters. Rester digne dans la défaite. Conflans n'est pas une grande ville. Il y a un petit gymnase, avec un public de 500 personnes pour qui c'est la sortie du samedi soir. Si l'effectif est moins riche, je connais les mecs. Quand le coach fera son discours et qu'ils mettront leur short, plus rien ne pourra les arrêter. Si nous ne répondons pas présents. »
C'est donc plus qu'un test qui attend les Dijonnais. « Nous manquons d'expérience, de cette culture de la gagne », reconnaît-il. « Une victoire ne s'obtient pas en jetant une pièce en l'air. Il faut aller la chercher avec les tripes. Si tu n'es pas bon en attaque, tu dois l'être en défense. Quand tu es sur le banc et que tu rentres, tu dois être encore meilleur que le gars que tu remplaces. La D2 ne demande pas grand-chose, mais c'est un combat physique. »
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)

 

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