Villefranche - Dijon (2/12/06)

Publié le par Patrick

D2M (14e JOURNÉE) - APRÈS VILLEFRANCHE-DBHB (30-26)
Se souvenir de certaines choses

Pas favori dans l'antre d'un ex-pensionnaire de D1, le Dijon BHB n'a pu inverser la tendance, s'inclinant pour la septième fois d'affilée face à Villefranche (30-26). Et pourtant...

L ORSQUE la sonnerie du palais des Sports de Villefranche a retenti, renvoyant les deux équipes aux vestiaires à la mi-temps, il y avait de fortes raisons de se faire des cheveux blanc côté dijonnais. Pour cause. Le tableau d'affichage annonçait huit buts de retard pour le Dijon BHB. Les hommes de Denis Lathoud s'étaient montrés bien timorés, tant en attaque où ils étaient restés muets à deux reprises, qu'en défense où ils avaient pris en pleine tronche une déferlante caladoise. Enfin, Villefranche, se basant sur un taux de confiance, sans doute pas loin de son maximum, réussissait ce qu'il voulait. Ca faisait lourd dans la balance et on pouvait commencer à croire que l'addition rhodanienne allait être salée.
D'autant que les affaires du DBHB ne semblaient pas s'améliorer à la reprise, puisque les arbitres perdaient les pédales et ne laissaient plus que trois malheureux Dijonnais sur l'aire de jeu...
C'en était trop. L'injustice flagrante, ajoutée à l'incapacité à rentrer véritablement dans le vif du sujet, effaçait tous les doutes. Villefranche, qui, jusqu'alors, était rentré dans la défense dijonnaise comme dans du beurre, était tout à coup surpris par l'agressivité de leurs hôtes et avait toutes les difficultés du monde à retourner au combat. Dorénavant, ils savaient qu'en approchant, ça allait faire mal. Résultat, le but visiteur restait inviolé pendant près de huit minutes.
Plus qu'une étoile filante
C'en était également fini des hésitations sur les montées de balle rapides. Les contre-attaques étaient franches, directes. Même lorsque l'échec était à la conclusion, comme Charden M'Bouta échouant sur Brestovac, ça ne changeait rien à l'affaire puisque l'arrière dijonnais pouvait reprendre immédiatement le dessus, servi par Julien Portefaix.
Les rampes de lancement étaient multiples (Suty, L. Marmier), tout comme les finisseurs (Collart, Lacroute ou Suty.
Mais le contexte, qui avait fait naître la rébellion dijonnaise, était si singulier et avait tellement touché toute l'équipe au plus profond de son orgueil, que l'on aurait pu croire que cette révolte allait finalement être éphémère, telle une étoile filante. Loin de là. Même lorsque Villefranche a remis la machine dans le sens de la marche, le DBHB a trouvé des arguments, avec entre autres une base arrière plus incisive, pour se montrer un contradicteur de premier ordre et finalement remporter la deuxième période.
C'est de ce potentiel, qui permet non seulement de prendre l'ascendant sur une équipe telle que Villefranche, mais qui est capable de renverser un ordre établi entre une formation qui doute et l'autre en pleine confiance, dont devront se souvenir les Dijonnais. Contre Bordeaux dimanche prochain évidemment. Mais aussi au coup d'envoi de chaque rencontre jusqu'à début juin.
Extrait de Bien Public (www.bienpublic.com)

 

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