Dijon - St Raphael (18/11/06)
Le DBHB à sa place
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| Dimitri Provornikov a eu beau se démener, il n'est pas parvenu à maintenir le DBHB la tête hors de l'eau (photo Philippe Maupetit) |
Le Dijon BHB n'a pas pu créer la surprise, s'inclinant nettement samedi soir face à Saint-Raphaël, pour une sixième défaite de suite. La disette dure. Et la révolte ne pointe pas.
L A série noire continue, inexorablement. Face à Saint-Raphaël, samedi soir au palais des Sports Jean-Michel-Geoffroy, le Dijon BHB a concédé sa sixième défaite d'affilée (22-30). Le constat est relativement simple. Le mois de novembre, attendu parce déterminant pour la suite de la saison - même si octobre était passé par là et avait déjà fait s'envoler bien des espoirs -, se solde par un zéro pointé. A l'issue des exercices périlleux qui étaient inscrits à leur calendrier (Billère, Cesson, Angers et enfin Saint-Raphaël), les hommes de Denis Lathoud ne sont pas parvenus à prendre le moindre point. Même pas un petit nul à se mettre sous la dent.
Si cela n'était pas encore le cas, les Dijonnais ont pu mesurer samedi la distance qui les sépare d'une formation qui a la prétention de monter et qui démontre, depuis le début de la compétition, qu'elle possède les armes pour le faire. Le DBHB, lui, n'est qu'un promu. L'apprentissage de la division se faisant, les quatre derniers revers pouvaient s'avérer logiques avant coup. Peut-être même que ces défaites, diluées au fil du temps plutôt que s'enchaînant invariablement journée après journée, seraient passées inaperçues. Le hasard du calendrier en a décidé autrement.
« Pas dedans »
Aujourd'hui, l'état de manque se fait sentir et plus d'un Dijonnais a fait la grimace en constatant que Villefranche, leur prochain adversaire dans quinze jours, avait devancé Angers d'une petite longueur. Pour autant, et c'est peut-être là où le bât blesse, plus que la défaite en elle-même, c'est la manière qui interroge. « A 16-18 à la mi-temps, même si nous étions derrière, ça restait jouable », insiste Lathoud. Mais les Côte-d'Oriens ne sont ensuite parvenus à faire trembler les filets qu'à six reprises. La déficience à l'aile gauche, entre autres, a pesé lourd dans la balance. Surtout que cela a permis aux Varois de resserrer les rangs, sur une 6-0 qui n'en avait déjà pas besoin pour être imperméable.
L'aspect technique n'est pas seul en cause. « Pour ma part, je sais que je n'étais pas dedans », confesse Julien Portefaix. Mais ce n'était pas seulement le cas du pivot dijonnais. « Il faut vraiment avoir la rage », continue-t-il. « Chaque balle est importante. Nous n'étions pas morts de faim samedi. Même si nous enchaînons les défaites sans même faire un nul, il faut passer ça. Il faut relever la tête. » S'il ne veut pas basculer dans la zone rouge, le Dijon BHB commence à ne plus trop avoir le choix.
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)
