Dijon - Cesson (4/11/2006)

Publié le par Patrick

D2M - APRÈS LA DÉFAITE DU DBHB FACE A CESSON (30-32)
Une réaction à confirmer

 Avec 6/6 aux tirs et 4/4 aux penalties, Cédric Collart a montré la voie du renouveau à ses coéquipiers, même si ça n'a pas encore suffi (photo Arnaud Finistre)
Avec 6/6 aux tirs et 4/4 aux penalties, Cédric Collart a montré la voie du renouveau à ses coéquipiers, même si ça n'a pas encore suffi (photo Arnaud Finistre)

Bien sûr, le Dijon BHB a concédé une nouvelle défaite, qui plus est à domicile, samedi soir face à Cesson. Pourtant, l'opposition offerte par les Dijonnais aux deuxièmes du championnat laisse à penser que les jours meilleurs ne sont peut-être pas loin.

O N peut évidemment se dire que le Dijon BHB a concédé une nouvelle défaite, en s'inclinant face à Cesson de deux buts samedi soir. Que cela fait le quatrième revers d'affilée, le deuxième à domicile et que les Dijonnais n'ont plus gagné depuis fin septembre. On peut aussi en rajouter une louche en jetant un coup d'œil au classement, en constatant qu'ils étaient les dauphins de Saint-Raphaël il y a un mois et qu'aujourd'hui ils ne pointent qu'à une bien plus modeste dixième place.
On peut aussi porter les yeux sur la feuille de statistiques. Et voir qu'une fois encore, avec dix-neuf balles perdues, les Dijonnais ont gâché beaucoup trop de munitions. Qu'ils ont concédé huit penalties et que sept ont été transformés. Qu'avec huit exclusions, le DBHB a certainement dû laisser beaucoup d'énergie à jouer en infériorité numérique. Même si certaines décisions arbitrales semblaient un peu sévères côté dijonnais et un peu plus ''consensuelles'' côté breton.
Un début de transformation
Enfin, qu'une baisse de régime de quelque cinq minutes, grosso modo entre la 50e et la 55e, leur a été fatale. « On perd deux ballons, on prend trois buts en pivot », précise Mohamed Kiour, le capitaine dijonnais. « Après, c'est plié. C'est dommage, parce que les solutions qu'a trouvées Cesson à ce moment-là étaient défendables. » Mais voilà, le DBHB a encore pêché par son irrégularité.
On pourrait sans doute visionner la cassette du match à grands renforts de ralentis et d'effets loupe pour établir le plus scientifiquement possible l'autopsie de cette nouvelle défaite...
Sauf que l'essentiel n'était pas là, pas dans l'analyse technico-tactique. Mais plutôt dans l'état d'esprit, dans la motivation, dans le mental dont on fait preuve les hommes de Denis Lathoud. Que s'est-il passé entre l'aéroport de Pau et Dijon, entre la nuit béarnaise de mercredi et la soirée dijonnaise de samedi ? Qu'est-ce que ces garçons se sont dits ? Qu'importe, seul le résultat est important. Prendre l'avantage en début de rencontre sans que ça ne soit qu'un feu de paille. Ne pas baisser les bras au moment où Cesson est revenu et a pris l'avantage, dans les dix dernières minutes de la première ou de la seconde période. Faire preuve de solidarité pour annihiler la force de frappe visiteuse. Entre autres.
« S'accrocher »
Tout n'est pas encore parfait, loin de là. Mais un nouvel élan est né, c'est indéniable. Et ce qui est positif, c'est que les Dijonnais ont conscience du chemin qu'il reste à faire. « A partir du moment où tout le monde est à son meilleur niveau, c'est plus facile », reconnaît Kiour. « C'est encore un peu mitigé. C'est dommage parce que nous avions tous envie de faire quelque chose, que nous avons beaucoup donné pour rien au niveau comptable. Mais il faut continuer, s'accrocher. »
« Nous savons que nous ne sommes pas dans une bonne phase », souligne Denis Lathoud. « Face aux deuxièmes du championnat, qui ne sont pas là pour rien, nous avons fait avec nos moyens à l'heure actuelle. Au moins, nous avons eu une réaction et les joueurs ont répondu présents. »
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)

 

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