Nancy - Angers (1er novembre 2006)

Publié le par Patrick

Ils méritaient mieux

Alors qu'elle menait de trois buts dans les dernières minutes, l'ASPTT s'est fait rejoindre sur le buzzer par le leader.

VANDOEUVRE. - L'ASPTT est décidément fâchée avec ses fins de matches. Vendredi à Billère, elle avait mal négocié les ultimes secondes et était repartie avec un nul alors que la victoire lui tendait les bras, et hier, elle a ressorti la copie-carbone en gérant mal la dernière possession pour offrir une dernière cartouche au leader angevin. Inutile de vous dire que De la Bretèche ne s'est pas gêné pour mettre les gaz et filer en contre pour crucifier Brickel pile-poil sur la sonnerie dans un Parc des Sports stupéfait par un tel épilogue.

 

C'est qu'une poignée de secondes plus tôt, l'ASPTT pensait bien tenir le bon bout en menant d'un petit but (31-30) et en ayant surtout la balle en attaque. Alors que l'horloge étirait ses dernières secondes, les Nancéiens affichaient juste assez de pression offensive pour ne pas se mettre à la faute et se voir sanctionnés d'un refus de jeu. Mais pensant qu'un des deux arbitres avait levé la main pour signifier que l'ASPTT devait tirer, le jeune Max Fortemps (20 ans) tenta sa chance dans une position plutôt inconfortable et rata la cible. Il restait trois ou quatre secondes au chrono, le temps pour le portier angevin d'envoyer De la Bretèche sur orbite. Rageant, forcément rageant. Après coup, le jeune ailier gauche nancéien ressassait encore cette action. Mais honnêtement, l'ASPTT pouvait aussi se dire qu'avec un peu plus de métier, elle aurait pu s'épargner cet épilogue frustrant.

 

Le coup de fusil de Kabasélé

 

 

A moins de quatre minutes du gong, Jacek Jedrzejewski avait en effet donné trois buts d'avance aux Nancéiens (30-27). Intenable (8/8 aux shoots) comme vendredi à Billère, le pivot nancéien serra alors les poings et lança un cri rageur.

 

A ce moment, l'ASPTT pensait tenir le bon bout, pensait cueillir les fruits de son excellent travail. Après un début de match à l'avantage des Angevins (5-7, 11', 8-10, 18'), les hommes de Thierry Thoni avaient réagi en trouvant bien les pivots mais aussi Vincent Moreno à l'aile. Si bien qu'au fil des minutes, l'ASPTT avait progressivement pris le dessus (15-13, 28', 17-14, 31') pour compter jusqu'à cinq buts d'avance au début de la deuxième mi-temps (19-14, 34').

 

Et si le leader angevin avait fait parler sa force de frappe à l'image de l'expérimenté Illes (9/9 hier dont 7/7 aux penaltys), si l'ASPTT avait montré quelques signes d'agacement devant un arbitrage loin d'être souverain, David Motyka et ses copains réussirent à repartir au combat à chaque fois que les Angevins revenaient dans leur roue.

 

Las ! A +3, l'ASPTT perdait des ballons et alors que l'ambiance devenait de plus en plus électrique, voyait son trésor maigrir au fil des secondes.

 

+2, +1, puis égalité à une minute du gong (30-30). Lumu Kabasélé sortit alors un coup de fusil magistral dans un trou de souris pour redonner un but d'avance à l'ASPTT. Dans la foulée, les arbitres sifflaient un passage en force angevin dans l'ambiance qu'on vous laisse deviner.

 

Il restait alors un peu plus de trente secondes à jouer et si les Nancéiens étaient en infériorité numérique, ils avaient la balle en mains et voyaient les portes d'un succès de prestige s'entrouvrir face au leader. Ils devront finalement se contenter du nul. Déjà une belle perf. Mais quelque chose nous dit qu'il restera comme un goût d'inachevé dans la bouche des Nancéiens...

Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)

 

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