Dijon - Saran : montée en D2
Kiour a posé sa griffe
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![]() Pendant que ses joueurs fêtaient dignement la montée sur le parquet du palais des Sports, l'entraîneur dijonnais a préféré s'isoler dans les vestiaires (photos Arnaud Finistre) |
En s'imposant, samedi soir devant Saran (36-26), les Dijonnais ont gagné leur billet pour la division 2. Une accession à laquelle Fayçal Kiour, l'entraîneur du DLHB, a largement contribué.
Au moment du coup de sifflet final, c'est l'explosion dans le palais des Sports. Sous les applaudissements soutenus des 2700 spectateurs, venus assister au « moment historique », les handballeurs dijonnais laissent enfin tomber la pression. Embrassades, pleurs de joie, ban bourguignon et arrosage d'eau en pagaille se multiplient sur le parquet du palais.
Devant ces nombreuses scènes de liesse, Fayçal Kiour se tient volontairement à l'écart. Congratulé par son entourage et une trentaine d'enfants - qui lui ont offert au passage quelques cadeaux - il se dirige rapidement vers les vestiaires pour s'isoler. « Ce moment m'appartenait », confie-t-il, « il y avait trop d'émotion. C'est pour cette raison que j'ai préféré partir». Laissant à ses joueurs le plaisir de poursuivre la fête qui promettait d'être longue... très longue.
Aussi longue que l'attente de cette montée en D2. Redescendu en N1 après une triste soirée de mai 1998, le club dijonnais attendait ce moment depuis huit années. Huit saisons au cours desquelles, Dijon avait connu l'enfer en descendant en N2 en 2001 avant de retrouver la N1 l'année suivante sous la houlette de Fayçal Kiour pour sa première année à la tête de l'équipe bourguignonne. Quatre saisons plus tard, le DBHB atteint donc l'antichambre de l'élite, annoncée depuis la fin de saison dernière par les dirigeants du club. « Lors de notre première année en N1, on a été repêché, ensuite on a fait sixième, puis troisième et aujourd'hui, on monte en D2 », se souvient Fayçal Kiour.
Un objectif que l'entraîneur espérait un jour accrocher, même si les premiers exercices en N1 furent difficiles. « Le groupe a été mis en place à partir de la N2. Puis lorsque nous sommes montés à l'étage supérieur, j'ai commencé à intégrer les jeunes puisque le club n'avait pas d'argent. Les résultats sont venus petit à petit car les jeunes ont progressé ». Fayçal Kiour reconnaît toutefois que l'arrivée des dirigeants (Devroe-Roy) et d'une manne financière plus conséquente ne sont pas étrangères à cette montée en D2. « Cela a été le petit plus par rapport à l'an dernier », déclare-t-il. « Cela nous a permis de renforcer un groupe déjà prometteur ».
Encore deux matches
Le challenge aura été toutefois très difficile à réaliser. Les Dijonnais ont dû patienter jusqu'à la dernière journée et cette probante victoire sur Saran pour gagner leurs galons en D2. « Entre l'échec du recrutement de Facila, les blessures d'Essid et Bendouma, nous n'avons pas eu de chance avec nos recrues. Nous nous sommes finalement retrouvés avec un effectif sensiblement le même qu'en 2005 », explique le technicien dijonnais, « Heureusement, il y a eu Kahlun qui est la bonne révélation de cette saison ». L'ancien joueur d'Issoire a encore impressionné, samedi soir, avec pas moins de sept buts, contribuant largement à ce succès au palais des Sports.
La saison des Dijonnais n'est toutefois pas encore complètement terminée puisqu'ils joueront le titre face à Saint-Cyr/Loire en match aller et retour. Deux rencontres qui seront les toutes dernières de Fayçal Kiour à la tête de l'équipe du DBHB. La saison prochaine en D2, Denis Lathoud prendra la tête du groupe dijonnais. « St-Cyr, c'est du costaud, mais on n'a rien à perdre », note simplement le coach bourguignon, « il faudra jouer sans pression. Pour le reste, on verra...»
Georges SANTOS
![]() Fayçal Kiour avait promis qu'en cas de montée, il raserait la tête. Chose promise, chose due | ![]() Comme à son habitude, Momo Kiour a semé le danger dans la défense ad |
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)


