Dijon - Chateauneuf
Nationale 1 Masculine - APRÈS DLHB-Châteauneuf (31-29)
Tout est à refaire
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En s'inclinant samedi contre l'équipe de Châteauneuf, sa bête noire, le DLHB a laissé passer une occasion rêvée de s'échapper au classement. Au lieu de cela Grenoble et Châteauneuf se rapprochent à trois points alors que Besançon, vainqueur à Saran, revient à deux points.
Outre Dijon, c'est Valence qui est le deuxième grand perdant de cette 19e journée. Battus à Grenoble, les Drômois restent potentiellement les dauphins des Dijonnais, à condition évidemment qu'ils remportent le derby de la Drôme contre Montélimar lors de leur match en retard qui aura lieu le 14 avril. Dans ce cas là, ils n'auraient qu'un point de retard sur la première place si les positions restent les mêmes d'ici là.
Tout est donc à refaire pour Sam Aulas et ses partenaires mais rien n'est évidemment perdu, ils ont simplement retardé l'échéance mais désormais il va falloir vaincre le week-end prochain à Mulhouse. Le président Christian Roy abonde dans ce sens. « On espérait prendre le large afin d'aborder les prochaines rencontres avec moins de pression mais c'est manqué, dommage. Châteauneuf est une équipe de vieux briscards. Ils savent mettre le ballon sous le maillot, simuler, truquer pour récupérer. C'est ça le métier. Nous n'avons pas été assez patients dans notre jeu et l'absence de collectif nous a fait mal par moment. Les gars avaient tellement envie de gagner qu'ils ont trop précipité leurs actions. C'est les défauts de la jeunesse. On ne les a pas fait assez courir en première période. »
Fayçal Kiour, l'entraîneur dijonnais était lui aussi désappointé à l'issue de la rencontre. « En menant de plus quatre à sept minutes de la fin, on pensait avoir fait le plus dur mais Châteauneuf n'abdique jamais. Ensuite la sortie pour deux minutes de Momo (55e) à peser lourd dans notre résultat. Lorsqu'il a rejoint le banc nous menions 27-25, quand il est revenu c'est Châteaneuf qui menait 29-27. A partir de là c'était mal engagé. Mais il s'en est tout de même fallu de peu que nous arrachions le résultat nul dans la dernière minute. Hélas, le métier des Provençaux a parlé encore une fois. »
Malgré la déception, on retiendra de ce match quelques beaux mouvements qui en disent long sur les capacités des Dijonnais à jouer juste. Matrat, l'excellent gardien de but de Châteauneuf, déterminant dans la victoire de sa formation, a été le premier à saluer son adversaire malheureux. « Dijon est une belle équipe mais elle souffre des défauts de la jeunesse. Les Dijonnais doivent prendre confiance en leurs immenses qualités pour atteindre leur but. »
Les chiffres. - Dijon : 52 % de réussite (29/56), 4 pertes de balle, 13 immanquables dont 3 penalties, 5 fautes d'attaque. Châteauneuf : 62 % de réussite (31/50), 7 immanquables, 2 pertes de balle, 9 fautes d'attaque.
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)