Villeurbanne - Nancy
Loin de ses ambitions de départ, l'ASPTT a l'oeil de nouveau rivé dans ses rétroviseurs. Et les perspectives ne sont guère folichonnes.
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NANCY. Une défaite 24-16 chez le leader n'est pas une catastrophe en soi. Surtout avec deux joueurs clé (Braux et Motyka) aux abonnés absents. Le problème est ailleurs. Ancré plus profondément puisqu'il resurgit sans que les leçons du passé n'aient servi à le régler.
Point de guérison, point d'amélioration non plus. Comme l'an passé à la même époque, l'ASPTT a l'oeil collé dans ses rétroviseurs. A scruter la distance qui la sépare de ses rivaux d'infortune. Ceux qui vont devoir se battre jusqu'au bout pour éviter l'un des trois derniers strapontins synonymes de relégation en nationale 1. On est loin des ambitions de départ. D'une position dans le haut de tableau. Ou même d'un maintien pépère.
Oh bien sûr, Paul Matte et ses joueurs peuvent légitimement avancer qu'ils n'ont guère été épargnés par la malchance. Que sans cette succession de blessures ayant mis sur le flanc Chrabota, Vaillat, Kabasele et aujourd'hui le duo Braux - Motyka, ils n'en seraient peut-être pas là. Un facteur parmi d'autres qui ne change rien à la problématique du jour. L'ASPTT est mal embarquée et les perspectives ne sont pas folichonnes.
Le calendrier d'abord. Il est loin d'être favorable. Il est même taillé pour compliquer sérieusement la tâche d'une équipe qui va devoir dompter les doutes nés d'une série de quatre matches sans victoire et d'une position au classement devenue bien plus périlleuse. L'infirmerie ensuite. Elle pourrait acceuillir un autre pensionnaire longue durée si la fissure au ménisque décelée chez David Motyka nécessite une intervention chirurgicale. L'ASPTT devrait alors disputer l'essentiel du sprint final sans son capitaine et artilleur numéro un.
L'alarme n'est pas encore déclenchée. Trois ou quatre victoires lors des dix dernières journées pourraient d'ailleurs suffire à assurer un maintien minimum compte tenu de l'écart à combler aujourd'hui par Billere, Metz et Livry-Gargan. Mais la situation de l'ASPTT impose de s'interroger dès aujourd'hui sur les multiples causes qui l'obligent aujourd'hui comme hier à revoir ses ambitions à la baisse. Car on le sait, à force de jouer avec le feu...
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)