Thionville - Metz (Coupe de France)

Publié le par Patrick

Thionville aux anges
Emmené par un Pascutoi du feu de Dieu, Thionville enlève logiquement le derby et pousse la porte d'un huitième de finale de Coupe de France historique.

Le mercredi 15 mars, le gymnase Jean-Pierre Adams risque d'être un peu petit pour peu que Thionville se voie attribuer Montpellier ou un autre grand du handball français dans un huitième de finale qui sera de toute façon historique pour le club de Serge Kinné et Charly Brûlé.

Dimanche, devant un millier de spectateurs, les Bleus et or ont, après Conflans, bouté hors de la Coupe le SMEC, le grand voisin de D2. Mais les Verts d'Eric Gérard allaient d'entrée se mettre dans le rouge. Crispation et doute entraînaient un bon wagon de pertes de balle, si bien que Thionville menait sans coup férir 3-0 (7e). Un score qui aurait dû être même un peu plus large si les locaux avaient alors exploité toutes leurs occasions. Mais dans sa cage, Vincent Gérard jouait lui à son niveau.

Très faibles en attaque, les Messins ne débloquaient le compteur qu'à la 12e minute par Roussel. Thionville menait donc la danse tranquillement, exploitant souvent au mieux le bras de Pascutoi ou l'aile de Milenkoski car de l'autre côté, Vladescu était sous clé. Et puis, les Thionvillois, les exclusions aidant, se mettaient à la faute et malgré un Auger brillant voyaient revenir les Smécistes. De 7-4 (16e), on se retrouvait à 9-9 (23e), les Verts s'appuyant alors sur la disponibilité et les jambes de Gaude. Thionville poussait encore mais sur la fin de la mi-temps, Thiébaut, Duchemann et Haegeli arrachaient une deuxième égalisation.

Mais le début du second acte était encore thionvillois: 15-12 (33e). L'arrivée sur le terrain du gaucher Versickas changeait un peu la donne. On se rendait dès lors coup pour coup et Thionville au bout d'une mauvaise passe, voyait le blond Lituanien signer à 18-19 (43e) un premier avantage pour ses couleurs. Un temps, Thionville paraissait devoir payer son tribut à la fatigue. C'était sans compter sur le talent lumineux d'un Pascutoi au-dessus de la mêlée. Le grand Roumain faisait de la fin de match son affaire relayé par un Morellato inspiré: 23-21 (51e). Metz s'accrochait, mais pliait doucement. "Mon équipe n'est pas capable de se révolter", regrettait Eric Gérard, le coach messin. Ouchène et Milenkoski mettaient les Bleus et or à l'abri et Pascutoi dans une immense clameur envoyait Thionville dans un petit paradis. Dans la conversation, sous le coup de l'euphorie, on rêvait de Montpellier s'invitant pour la soirée du 15 mars...

Extrait du Républicain Lorrain (www2.republicain-lorrain.fr)

 

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