Nancy - Wittelsheim
Les Nancéiens, battus dans leur salle par Wittelsheim se doivent de vite réagir car le maintien n'est pas encore assuré.
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VANDOEUVRE. Après leur victoire acquise à Belfort (28-23), les Nancéiens espéraient bien samedi soir aux Nations, face à Wittelsheim, bonifier cet excellent résultat...
Il n'en a rien été, car après avoir tenu en échec durant une mi-temps les artificiers alsaciens (8-7 en faveur de Wittelsheim), les Nancéiens se sont effondrés en seconde, pour encaisser 18 buts... et s'incliner 26-23.
Pourtant, face à Wittelsheim, troisième meilleure attaque du championnat et son trio de buteurs : Gorniak, Valent et Schneider, l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre avait adopté pour une défense inédite.
Pour contrarier les plans de la formation alsacienne, Paul Matte avait instauré une défense physique en individuel, avec beaucoup de rotations, comme l'explique David Motyka, l'ailier gauche : « Face aux artilleurs adverses, nous avons proposé une défense 3-3 d'homme à homme. Physiquement c'était très éprouvant de tenir 60' à ce rythme. En première mi-temps, le système a bien fonctionné car nous n'avons encaissé que 8 buts. Ensuite, les Alsaciens se sont adaptés et physiquement nous l'avons payé cash ».
Ce nouvel échec dans sa salle démontre les limites actuelles de l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre. En général, le secteur défensif se montre à son avantage. Ce qui n'est pas toujours le cas offensivement, comme le souligne Vincent Moreno, l'ailier droit « Actuellement, en attaque, nous avons pas mal de soucis. On ne pousse pas suffisamment sur les montées de balles. On a du mal à marquer 25 buts dans un match, alors si on en prend 26, c'est mission impossible »...
Wittelsheim c'est du costaud
^à la décharge des Nancéiens, il faut tout de même avouer que la formation de Wittelsheim a démontré d'énormes qualités, avec seulement dix joueurs de champ, donc des rotations limitées. Et pourtant, ils ont tenu le résultat durant 60' sans s'affoler, faisant preuve d'une grande maîtrise technique, en se montrant efficaces dans les moments importants : « Ils sont parvenus à imposer le tempo du match. De notre côté, on n'a pas su gérer les dix dernières minutes, avec toujours trop de précipitations et des pertes de balles. Sur mon aile, je n'ai pas reçu beaucoup de ballons, ça dépend surtout des systèmes défensifs appliqués. David (Motyka) en a eu un peu plus, mais je suis très déçu, ce match on voulait le gagner » lance Moreno.
Cette défaite va-t-elle plonger l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre dans le doute pour la suite du championnat ? Il est vrai, que désormais les Nancéiens, toujours placés en milieu de tableau, se doivent de regarder derrière... Bien que déçus, les joueurs répondaient samedi soir par la négative : « Une certitude, le maintien n'est pas encore assuré », confie Olivier Gueusquin, « cette défaite peut nous servir de motivation, pour se remobiliser, travailler à l'entraînement, se fixer des objectifs, et ne pas finir ce championnat en roue libre ». Même sentiment pour Benjamin Braux (demi-centre), qui avait du mal à digérer ce nouveau revers : « Il nous reste 13 matchs à disputer, on va les jouer à fond sans se poser de question ».
Pour cette équipe nancéienne qui souffle souvent le chaud et le froid, il n'y a plus grand-chose à espérer pour la suite du championnat. Si ce n'est celle de viser la meilleure place possible dans le haut du classement. Pour y parvenir, il sera nécessaire de réaliser le carton plein sur les deux prochains matchs, à Lille samedi prochain, puis en recevant Livry-Gargan. « Nous sommes passés à côté face à Wittelsheim ! Maintenant, il faut oublier et se remettre au boulot pour gagner à Lille. Nous avons une revanche à prendre, car ils nous avaient battus à l'aller. Ensuite, il faudra s'imposer face à Livry, aux Nations, avant d'enchaîner avec les gros calibres du championnat et évoluer ainsi face à eux, sans pression » conclut Motyka.
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)