Avant match Metz - Nancy
L'ASPTT Nancy-Vandoeuvre a besoin de se renforcer et envisage d'utiliser l'un de ses jokers. Mais « pas à n'importe quel prix » souligne Philippe Fabris.
NANCY. Faut-il remplacer Krzysztof Chrabota ? La question continue de tarauder les dirigeants nancéiens. Pour mémoire, l'arrière polonais s'était blessé au genou gauche début novembre. Les examens avaient révélé une rupture des ligaments croisés. Saison terminée. « Nous allons réfléchir pour essayer de trouver une solution et analyser les joueurs qui sont sur le marché », disait alors Paul Matte.
Un mois plus tard, l'ASPTT continue de prospecter tout en s'interrogeant sur la nécessité, voire la pertinence d'utiliser son joker médical. Un dilemme lié au parcours contrasté de Braux et ses copains. Ces derniers ont en effet épinglé Nantes et surtout Saint-Raphaël à leur tableau de chasse malgré une infirmerie affichant complet suite aux blessures de Mathieu Vaillat et Lumu Kabasele. Deux jolis coups à mettre au crédit de la solidarité et de l'acclimatation express de la jeune garde (les Cornier, Fortemps et Przybyla).
Mais les revers face à Aix et Aurillac ont ensuite démontré les limites d'un groupe qui manque cruellement de force de frappe dans les tirs lointains. Une carence qui risque de ne pas être totalement compensée par le retour de Mathieu Vaillat, lequel devrait reprendre progressivement l'entraînement durant la coupure des fêtes.
« On lance des pistes »
« C'est vrai qu'il nous manque un bras et de la puissance », reconnaît Philippe Fabris, conscient qu'un arrière supplémentaire ne serait pas de trop mais soucieux de ne pas barrer la route aux espoirs du club. « L'éclosion de nos jeunes est le point positif. Il ne faut pas leur enlever l'opportunité de progresser. On ne veut pas casser ce truc là », poursuit le président, « on ne prendra pas quelqu'un à n'importe quel prix ». Le bide « Véselinovic » est encore dans toutes les têtes.
Renforcer l'effectif avec un élément capable de se fondre dans le collectif, voilà l'objectif du staff nancéien, sachant qu'il faudra se montrer patient. « Un arrière gauche, c'est rare et ça peut être très cher », explique le président de l'ASPTT. « On téléphone, on lance des pistes. Mais il est un peu tôt. Cela devrait commencer à bouger début janvier », ajoute Paul Matte.
L'avantage, c'est que le staff nancéien n'est pas pressé puisqu'il dispose de son joker réglementaire (autorisé jusque fin janvier) ou du joker médical (illimité dans le temps). « Il faut que ce soit un joueur qui connaisse le championnat de France. Et qui rentre dans le moule. On aimerait s'inscrire dans le long terme », insiste Philippe Fabris. Pour l'heure, reste à l'ASPTT à bien terminer l'année. Deux victoires à Metz, demain, puis face à Cesson, permettraient aux Nancéiens de passer l'hiver au chaud, bien campés dans le haut du tableau.
P. -H.W. Infirmerie : Si Yannick Birckel s'est entraîné normalement, Lumu Kabasele et Vincent Moreno faisaient un essai hier soir. S'ils sont déclarés aptes au service, l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre se déplacera à Metz avec un effectif un peu plus consis
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)