Match Aix-Nancy
K.O. d'entrée, les Nancéiens n'ont jamais existé samedi soir en Provence. Simple incident de parcours ou mal plus chronique ? Tentative de diagnostic.
NANCY. _ La belle série des Nancéiens a donc pris fin samedi soir à Aix-en-Provence. Un coup d'arrêt brutal. Sur le plan comptable d'abord, avec cette claque administrée par les Provençaux, de loin la plus lourde défaite de l'ASPTT depuis le démarrage de la saison. Dans la manière ensuite. Avec une formation meurthe-et-mosellane totalement dépassée, mais également désunie et trop peu combative. Contraste saisissant avec les valeurs affichées une semaine plus tôt face à Saint-Raphaël.
« Il n'y a pas eu de match », reconnaît Paul Matte, guère réputé pour être langue de bois, « Aix était largement à notre portée. Mais on n'a pas été à la hauteur. On a complètement raté notre première mi-temps. Il y a eu trop d'erreurs individuelles ». Mais ce qui dérange le plus l'entraîneur nancéien, c'est que ses joueurs ont renoncé : « Personne ne repliait. On a le droit de ne pas être bon. Mais on doit se défoncer ».
Les raisons de ce hors-sujet sont difficiles à cerner. Les joueurs s'étaient préparés à affronter un contexte hostile et un adversaire remonté comme une pendule lorraine. La thèse du guet-apens ne tient donc pas. « Si je connaissais la raison... », lâche, circonspect, Paul Matte, « on se pose des questions. Ce n'est pas la première fois en déplacement qu'on a du mal à rentrer dans un match ». « Un match catastrophique. A oublier de A à Z », enchaîne David Motyka, « on s'est fait bousculer par une équipe qui en voulait beaucoup plus que nous. Une équipe qui a pourtant nettement moins de moyens. On a accumulé les mauvais choix, les pertes de balle. On a pris un 7-1 d'entrée... ». Rajeunie, l'ASPTT a-t-elle mal géré l'environnement ? C'est une possibilité.
« Il y a eu de petits sursauts d'orgueil. Mais Aix était en pleine confiance. On n'a pas su réagir », ajoute l'ailier nancéien qui avance également un problème tactique : « On n'a pas trouvé les solutions face à leur défense « 5-1 ». Ils avaient un gars devant qui perturbait nos circulations de balle. On ne s'en est pas sorti. Il faudra travailler l'approche de ce type de défense ».
Reste maintenant à rebondir au plus vite. Pour que ce hors-sujet ne soit finalement qu'un simple incident de parcours. « On reçoit Aurillac, on va à Metz, puis on accueille Cesson. Ce serait bien d'engranger neuf points », lance David Motyka. Chiche ?
Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)