Match Nancy - St Raphael

Publié le par Patrick

Une méthode à cultiver

Les centimètres et les ''biscotos'' ne font pas tout. Les Nancéiens ont maté le cador de la D2 grâce à un impeccable travail d'équipe. Le fruit de l'exploit.

 

NANCY. Allez, on ne va pas se priver du plaisir de se replonger goulûment dans le fantastique final de samedi. Cette inimaginable remontée qui permit aux Nancéiens d'annuler un handicap de sept buts a priori insurmontable (14-21 à la 44'). Ce quart d'heure de java bleue durant lequel l'ASPTT donna une leçon de collectif, de solidarité et d'envie au cador de la division. Saint-Raphaël et ses six étrangers, Saint-Raphaël et ses stars (Joulin, Kucerka, Gaudin... ), Saint-Raphaël et son budget assurément pharaonique pour un club de D2...

 

L'affaire était pourtant très mal embarquée. A cause d'un début de deuxième période où Motyka et ses copains oublièrent pourquoi et comment ils avaient jusque-là fait jeu égal avec les Varois. « On n'était plus une équipe », constate Benjamin Braux, le précieux demi-centre aboyeur de l'ASPTT. Il fallut donc ce temps-mort et ce recadrage de leur entraîneur pour que les Nancéiens retrouvent leurs vertus collectives. Celles qui leur avait permis de rivaliser jusqu'au repos avec l'international Groënlandais Jacob Larsen (la curiosité de la soirée... ) et les solides individualités raphaëloises.

 

« Le but était d'essayer de ne pas en prendre quinze. Il fallait se battre pour le public et pour l'image du club », souligne Olivier Gueusquin. La suite, on la connaît déjà. Douze minutes au plus que parfait. Une défense totalement imperméable, un déroutant Yannick Birckel et une intelligente approche offensive pour contourner l'immense mur varois. La jeune garde - Julien Przybyla (19 ans), Brice Cornier (21 ans) et Max Fortemps (19 ans) - se mit au diapason. Bilan de cet impeccable travail d'équipe : 10-1 en 15 minutes. Fort.

 

« L'essentiel c'est Aix et Aurillac »

 

 

Les centimètres et les ''biscotos'' ne font pas tout. Les Nancéiens l'ont démontré samedi soir. « Pas besoin de mesurer 2 m et de peser 100 kilos si on se bat à 14 », lance Benjamin Braux, « on a prouvé qu'on était un groupe soudé ». « Un groupe sain, où la concurrence existe », ajoute Olivier Gueusquin. Un ensemble accrocheur, qui ne lâche rien, comme le prouve les statistiques, puisque la plus grosse défaite de l'ASPTT demeure le court revers concédé à Wittelsheim (29-27).

 

La grande différence avec un ogre sudiste qui peut se permettre de miser sur ses individualités. Samedi, cela n'a pas fonctionné. « Ils n'ont pas notre coeur, ni nos valeurs », note Paul Matte, « peut-être se voient-ils aussi parfois trop beaux. A Metz, ils menaient de neuf buts, mais ils ne l'avaient emporté que d'un but ». Des relâchements qui peuvent s'avérer fatales. Surtout à ceux qui sont moins bien armés.

 

Aux Nancéiens de ne pas oublier ce qui fait leur force. De ne pas faire l'économie de la solidarité et du collectif, d'autant qu'il va falloir continuer à jouer avec un effectif amoindri. Ils en sont conscients. « Il faut se remobiliser dés lundi pour ne pas perdre cet atout là à Aix », embraye l'entraîneur de l'ASPTT. « Ce succès, c'est du bonus. On s'éloigne du ventre mou et on creuse le trou par rapport aux autres candidats au maintien. Mais l'essentiel, c'est Aix et Aurillac », ajoute Olivier Gueusquin. Le bon discours.

Extrait de L'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)

 

 

 

 

 

 

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