Match Porte Normande - Nancy
Un penalty de Boisedu en toute fin de rencontre est venu crucifier les Nancéiens. Les hommes de Paul Matte peuvent nourrir pas mal de regrets.
PORTE-NORMANDE. « On rate le hold-up parfait, alors évidemment il y a beaucoup de déception et de frustration, car on méritait quand même le nul pour notre deuxième période » analysait à chaud Paul Matte, l'entraîneur nancéien, quelques secondes après la défaite sur le fil des siens. « On pensait bien avoir fait le plus dur en revenant de 7-2 (12') à 11-9 au repos puis encore de 17-12 (43') à 20-20 ». Son homologue Dragan Zovko, connaissant le péché mignon de ses joueurs prit alors son temps mort qu'il avait gardé pour la bonne bouche. Il restait deux minutes à jouer. Et deux fois pourtant, Nancy allait se retrouver avec le ballon de la gagne dans les mains.
D'abord la première, les arbitres étant les seuls à ne pas avoir vu un pied lorrain après un ballon gagné en défense. Seulement Jacek Jedrzejewski, auteur des deux premiers buts lorrains qui permirent à Nancy de mener les deux seules fois au score (0-1 et 1-2) trouva alors devant lui Slavisa Djukanovic, auteur là d'un 22e arrêt encore plus décisif que les 21 autres. « On le savait. C'est sans doute actuellement le meilleur gardien de la D2 et on l'a mis tout de suite en confiance ! Si on met seulement 50 % de nos immanquables, on revient tranquille avec la victoire. C'est un manque de lucidité, un péché de jeunesse. Nos attaquants n'ont pas été assez rigoureux avec lui ».
Deux occasions manquées
Le SMV avait donc à son tour le ballon de la gagne que Versol, concentré sur sa défense tout le match, expédiait au-dessus de la transversale du Croate Mario Percin auteur d'une bonne deuxième période. Et deuxième chance pour l'ASPTT Nancy-Vandoeuvre qui avait donc 30'' pour monter la balle et s'appliquer à trouver l'ouverture. Jérôme Delaporte, le capitaine normand, que les Lorrains redoutaient comme en témoigne leur « stricte » sur lui, ne leur en laissa pas le temps. Il leur subtilisa le ballon dans les mains pour filer seul au devant de Percin. Kabasele revenu à toute vitesse n'avait pas le choix. Deux minutes anecdotiques et penalty. Johan Boisedu s'y colla. Le Réunionnais restait pourtant sur un échec dans l'exercice à 18-14 (45') après trois tirs transformés et un premier raté déjà à 2-2. « C'est la troisième fois de ma carrière que cela m'arrivait, tirer un penalty pour la victoire. Les deux fois avec Créteil en D1, la première réussie contre Dunkerque, la deuxième manquée devant Chambéry 24-24. On n'a pas le temps de penser à tout cela ». Et le Normand (10-15) fit mouche : 21-20. Nancy échouait, bêtement au port.
Extrait de l'Est Républicain (www.estrepublicain.fr)