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Mardi 30 janvier 2007
Dossier
Mondial raté
Ne rien remettre en question
De notre envoyé spécial Skander HADDAD
La prestation du sept national laisse perplexe. Au-devant de la  scène hier, l’équipe de Tunisie a dégringolé au milieu du tableau de la hiérarchie mondiale
Ils s'interrogent, ils n'ont rien compris... ils nous sont redevables d'une réhabilitation (Photos Mokhtar Hmima)

On dit souvent qu’il est très difficile de rester au sommet de la pyramide. L’équipe de Tunisie vient d’en faire l’amère expérience. Au quatrième rang mondial hier (en 2005), l’équipe de Hasanafendic a effectué une chute libre à laquelle elle ne s’attendait pas. Du coup, il a suffi que le sept national subisse une première défaite pour que tout soit remis en question. Et cette défaite en a enchaîné d’autres, si bien que le doute s’est installé au sein du groupe. Situation peu confortable pour les joueurs qui mettent du temps pour réagir et se rendent compte que nul n’est invulnérable et que la meilleure équipe du monde peut mordre la poussière à tout moment. Ici en Allemagne, comme en Tunisie, les connaisseurs avancent tous les arguments pour expliquer et commenter l’échec de la participation au championnat du monde. Il y a ceux qui en veulent aux joueurs et prétendent que ces derniers ont attrapé la grosse tête. L’argument est sans doute à retenir. D’autres, au risque de se tromper, affirment que la préparation de l’équipe n’a pas été suivie à la lettre. Difficile quand même de le prouver. Autant de réflexions de part et d’autre dont le but est de faire retrouver son standing au sept national et l’aider à sortir de l’ornière.

Yassine Arfa : «Excès de confiance»

Pourtant, les choses peuvent être simples à expliquer. Selon le directeur technique de la sélection nationale, Yassine Arfa, l’équipe a pris trop confiance en ses moyens après sa montée en puissance en 2005. Et cela s’avérera être nocif deux ans plus tard.
«La confiance acquise, lors du championnat du monde de Tunis en 2005, a fini par se retourner contre les joueurs. Cette confiance a été néfaste après la finale de la Coupe du monde en Suède. Les connaisseurs et précisément les médias nationaux et internationaux ont contribué à cet excès de confiance. La presse internationale a, par exemple, fait de la Tunisie un des favoris en puissance du Mondial. Il suffit, comme vous le constatez, d’un rien pour que la machine se dérègle. Cette situation de favori a été mal interprétée par le groupe qui s’est vite vu sur le toit du monde et qui, au premier échec, n’a pu se relever», affirme Yassine Arfa.
La suite n’est pas difficile à deviner. Après deux victoires face au Koweït et au Groenland, la machine s’est grippée face à la Slovénie. En sept minutes de jeu exactement le doute a gagné les joueurs qui n’ont pas su gérer la situation. Face à l’Islande, le même scénario s’est répété et l’équipe n’a pas su reconquérir cette confiance perdue. Tous les joueurs approchés après ces défaites affichaient un sentiment de culpabilité, car ils se sentaient capables de mieux faire. Heykal Megannem, le capitaine, l’affirmera sans détour : «Nous n’avons jamais évolué sur notre valeur mondiale». Cela veut tout dire, en particulier que le groupe se sent capable de mieux faire, mais qu’il s’est retrouvé face à une nouvelle situation, celle d’être tombé de haut. C’est plutôt du côté psychologique qu’il faudra revoir les choses, car sur le plan technique nous n’avons  rien à envier aux autres prétendants. Il suffit de travailler avec acharnement pour rester au top.

Poursuivre le travail

Aujourd’hui, les solutions existent pour redonner son lustre au sept national. Le premier point important est d’assurer la continuité du travail entamé. Le sélectionneur national s’est, sans doute, trompé sur certains points, mais nul n’est infaillible. Il ne faut surtout pas mettre en doute les qualités et le travail effectué par Saed Hasanafendic.
Deuxièmement, la préparation psychologique est très importante au plus haut niveau et il faut savoir en tirer profit comme l’a dit le directeur technique national : «Dans un championnat du monde, les joueurs doivent être bien dans leurs têtes. La France,  à titre d’exemple, a connu le même sort que le sept national et s’est vite relevée. Il faudra que nous fassions autant», a lâché Yassine Arfa.
Les solutions sont là par conséquent. Axer sur le volet psychologique d’une part et enrichir le groupe d’autre part. L’équipe de Tunisie a grand besoin de solutions de rechange. Chaque poste devra  être doublé pour permettre aux leaders de l’équipe de disposer d’un temps de récupération au cours des matches. Aujourd’hui, nous avons découvert Aymen Hammed et Wael Horri,  sans oublier Mahmoud Gharbi. Pour demain, les talents (voir l’article de  Boudhina) ne manquent pas pour renforcer le groupe, le solidifier et y apporter les solutions nécessaires. Il y a des jeunes qui promettent en Tunisie et qui piaffent d’impatience de pousser la porte de la sélection nationale. Sachons  donc les encadrer pour le bien du sept national.

Extrait de La Presse (www.lapresse.tn)

 

par Patrick publié dans : Résultats de l'équipe nationale de Tunisie
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Lundi 29 janvier 2007
HANDBALL - Championnat du monde
Point de vue
Emotion et coaching

Les joueurs de l’équipe de Tunisie ont toutes les qualités, à part une qui leur fait défaut : la mise en place des stratégies d’attaque et de défense, domaine de compétence de l’entraîneur

 

Dans la haute compétition (championnat du monde, Jeux olympiques) une solide formation technique et technico-tactique des joueurs est indispensable. Il en est de même pour leur constitution et préparation physique. Il manque à ce tableau la préparation mentale et stratégique. Sans oublier l’observation et l’analyse des futurs adversaires. Une équipe qui part au hasard, joue sur un même tempo, avec un style routinier se fait automatiquement contrer même par des équipes inférieures techniquement. C’est ce qui est arrivé à l’équipe de Tunisie. Sachant que les autres entraîneurs peuvent nous piéger, il faut obligatoirement modifier la stratégie à adopter selon les matcheset les adversaires. Si cette démarche est occultée, on va droit dans le mur.

 

Depuis 2005, on assiste à la répétition des mêmes schémas d’attaque, basés sur les points forts que sont Hmam, Meguenam, Tej, Bousnina et Ayed. Ce quintette est bien rodé depuis plusieurs années, mais l’observation et l’analyse du jeu de nos repères ont permis aux entraîneurs des équipes adverses d’élaborer une stratégie pour les contrer. C’est ce qui est arrivé.

 

Hasanafendic le savait, mais il n’a pas préparé les mutations stratégiques et tactiques indispensables d’une étape à une autre de la compétition, pour prendre de court ses adversaires. Rien de concret ne permet de l’affirmer.

 

 

 

Fébrilité

 

 

 

Sur un autre plan, le coach tunisien se laisse déborder par l’émotion si bien que son coaching se trouve aussitôt perturbé face aux stratagèmes adverses. Et en plus, il a toujours refusé d’être assisté par des techniciens ayant l’expérience de la sélection. Volontairement seul, il n’a pas été en mesure de gérer les événements. En effet, il lui est arrivé de:

 

1. Rater la 3e place au championnat du monde 2005 contre la France lors des 5 dernières minutes . Au lieu de préserver leur avance, les Tunisiens ont répondu aux provocations des Français qui ont usé de cette ficelle pour gagner le match de classement. L’entraîneur national lui- même pris dans la nouba, n’a pu réagir pour calmer ses joueurs qui répondaient provocation par provocation et multipliaient les pertes de balles inhabituelles.

 

2. Perdre la 1ère place en coupe du monde. L’équipe de Tunisie menait au score à quelques secondes de la fin de la rencontre . Précipitations des joueurs, mais encore une fois le coach qui vivait l’émotion s’est contenté de subir ... les événements.

 

3. Perdre contre la Slovénie qui a clairement montré qu’elle a parfaitement analysé le jeu de notre équipe. Elle nous a contré avec beaucoup de détermination et de lucidité.

 

De l’avis de tous, nous étions supérieurs sur tous les plans mais, encore une fois, la fébrilité de l’entraîneur l’a amené à commettre des erreurs. A la fin de la partie, on a vu Meganem, Hmam, Tej et Bousnina se faire remplacer par Ben Aziza, Sobhi Saïed, Gharbi et Hammed. N’étant jamais «entrés dans le match», ces derniers ont commis faute sur faute technique!

 

4. Perdre contre l’Islande, alors que nous menions 5 points d’écart en raison des changements non justifiés : entrée de Ben Aziza encore une fois hors du coup, remplacement de Megaïez, brillant en première mi-temps, par Hellal qui a encaissé des buts faciles. sans oublier le jeu exclusivement par le centre de la zone, l’entêtement de Hmam à tirer tous les penalties alors qu’il venait d’en rater deux, etc.

 

 

 

Changements après coup

 

 

 

5. Tardivement, et après coup, le sélectionneur a introduit des modifications dans l’agencement des joueurs contre l’Allemagne. Ainsi, Aymen Hammad, titularisé d’entrée, a été un élément de «surprise» contre les allemands ( 9 buts ), alors que Hmam n’en a marqué que 5. Il en est de même pour Gharbi (3 buts) et de Wael Horri (2 buts). Enfin, on a remarqué aussi que Hmam était plus à l’aise dans ses mouvements au centre de l’attaque pour scorer. Ces nouveaux éléments qui ont cassé la routine de l’attaque tunisienne ont été efficaces.

 

Il faut noter que les joueurs avaient la rage de vaincre; ils ont fait preuve d’application, malheureusement, ils ont été mal exploités dans des dispositifs stratégiques et tactiques archiconnus de tous.

 

L’entraîneur national n’a pas réagi de la manière la plus pragmatique et lucide possible au cours de ce championnat du monde. Un match de handball nécessite une concentration de tous les instants et une intervention adéquate en temps réel, en raison de la rapidité du jeu. Sinon les événements nous prennent de court. Le managérat est par essence décision très réactive, réflexe et fruit d’une longue expérience...

 

 

 

Abdelaziz Sfar Ex-DTN et entraîneur national

Extrait de La Presse (www.lapresse.tn)

 

par Patrick publié dans : Résultats de l'équipe nationale de Tunisie
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Lundi 29 janvier 2007
HANDBALL - Championnat du monde
France-Tunisie 28-26
Ils ne méritaient pas cela !

De notre envoyé spécial

 

Le sept national a fourni sa meilleure prestation du Mondial et cette défaite reste difficile à digérer

 

Pour une fois, l’équipe de Tunisie nous a fait plaisir durant ce Mondial.
Jalel Touati et ses camarades ont, par moments, traité d'égal à égal avec les Français

Les joueurs se sont battus jusqu’à l’ultime minute du match, croyant eu leurs chances et dans le but d’arracher une première victoire lors de ce second tour. Mais rien à faire, la chance leur a tourné le dos. Et puis les arbitres brésiliens ont failli gâcher la fête avec leurs erreurs d’appréciation d’un côté comme de l’autre en renvoyant aux vestiaires Karabatic, Bousnina puis Touati pour des fautes minimes.

 

Et là, nous persistons à croire que la Fédération internationale a mésestimé ce match entre Français et Tunisiens oubliant au passage que la France et la Tunisie ont achevé le Mondial de 2005 respectivement aux troisième et quatrième places et en désignant cette paire arbitrale brésilienne trop faible hier.

 

Néanmoins, les «Bleus», après avoir été menés au score (3-1), ont remis de l’ordre dans leurs rangs et ont contrôlé la mi-temps initiale. Les camarades de Megannem sont revenus à deux buts d’écart (11-9) mais un relâchement en fin de mi-temps permet aux tricolores de prendre le large (18-11).

 

 

 

La force de caractère des Tunisiens

 

 

 

Avec sept longueurs de retard, on pensait sincèrement que l’équipe de Tunisie ne se relèverait pas et que nous allions assister à un cavalier seul des joueurs de Claude Onesta. Erreur, puisque ceux de Hasanafendic n’avaient pas dit leur dernier mot. Ils reviennent à deux buts d’écart (19-17 à la 38’) et égalisent (23-23 à la 49’) par Tej mais il manquait toujours ce petit quelque chose pour amorcer le délic et prendre l’avantage. Quand Megaïez bloque deux penalty et que Hellal effectue huit arrêts, l’optimisme est revenu dans le camp tunisien. Le match prend une autre tournure après la mascarade arbitrale et le sept national était à deux doigts de réussir une nouvelle égalisation à 26 buts partout mais le contre de Ayed échoue sur la transversale de Thierry Omeyer. La France reviendra finalement dans le coup pour s’assurer la victoire. Dans le camp tunisien il a été prouvé que loin de la pression, nos joueurs savent tenir tête aux meilleurs.

 

Prochain rendez-vous pour le sept national demain à 15h00 à Cologne pour le match de classement (11e et 12e places).

 

France : Fernandez (2 buts), Burdet (4), Guillaume G. (2), Bertrand G. (4), Narcisse (4), Girault (3), Karabatic (3), Kempe (1), Abati (4), Abalo (1).

 

Tunisie : Tej (6 buts), Gharbi (1), Touati (1), Hmam (5), Bousnina (1), Ben Aziza (1), Megannem (4), Ayed (7).

 

Extrait de La Presse (www.lapresse.tn)

 

par Patrick publié dans : Résultats de l'équipe nationale de Tunisie
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Vendredi 26 janvier 2007
Sports vendredi 26 janvier 2007

Les Tunisiens, de nouveau, victimes de leur fragilité mentale et physique

De notre envoyé spécial Rafik BEN ARFA

 

Encore une défaite aussi nette que celle concédée face à la Slovénie. Plus préoccupante dans la mesure où elle amenuise nos chances de qualification aux quarts de finales.

 

Une défaite qui place l'équipe de Tunisie à la dernière place de son groupe avec toujours 0 points derrière l'Islande 4 points, la France, la Slovénie, la Pologne et l'Allemagne qui comptent chacune deux points.

 

 

 

Une première période quasi-exceptionnelle

 

Pourtant après une première mi-temps brillante pour ne pas dire exceptionnelle, l'équipe de Tunisie a sombré corps et âme, victime de la mauvaise condition physique de ses joueurs, de la précipitation et de quelques détails de managérat qui ont fait le reste.

 

Restons en première mi-temps pour dire que la Tunisie a été supérieure à son homologue islandaise à tous les niveaux. Une concentration totale, une défense compacte, agressive et adossée à un très bon Marouène Mgaïez auteur de quelques parades décisives. Une défense tunisienne qui a empêché les attaquants adverses de bien placer leurs tirs les poussant à cinq fautes pour anti-jeu.

 

L'attaque, de son côté, a bien carburé avec un W. Hmama qui a retrouvé toute sa vista et un Mganem superbe dans le double rôle d'organisateur et de réalisateur. 19-16 à la mi-temps.

 

 

 

La déroute de la seconde mi-temps

 

La seconde mi-temps à bien débuté et en trois minutes, nos joueurs portaient leur avance à quatre buts (21-17) et ce fut curieusement le coup d'arrêt que Marouane Mgaïez explique ainsi : "Nous avons réédité en seconde période les mêmes erreurs que contre la Slovénie, victimes de la fatigue mais surtout des ratages en attaque. Quatre ^ratages ont entraîné quatre buts mais surtout le doute dans l'esprit des joueurs. Cela fait beaucoup et ça ne pardonne pas".

 

Wissam Hmama raisonne à peu près de la même manière quand il déclare que "La défense qui a été le point fort de l'équipe en première mi-temps est totalement passée à côté après la reprise. La précipitation en attaque a fait le reste. Nous continuons quand même à croire en nos chances".

 

Côté précipitation, W. Hmam en sait quelque chose en envoyant au-dessus deux penalties et en tirant à trois reprises n'importe où et n'importe comment. Il a été pourtant le meilleur réalisateur de l'équipe et du match avec 9 buts devant Mganem (8) et Stefanesone (8).

 

 

 

Le coaching de Alfred Gislason

 

Résultat six buts d'écart au coup de sifflet finale. Presqu'autant que devant la Slovénie. Comment expliquer ce changement de décor dans un match qui semblait revenir à la Tunisie enfin de première période. Si Saed Hassanfendic estime que ses joueurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes, (il n'en demeure pas moins qu'il n'est pas satisfait du résultat) Alfred Gislason le coach islandais a un autre avis de la situation : "Ni mes joueurs ni moi-même ne connaissons bien l'équipe de Tunisie qui a réalisé une excellente première mi-temps a-t-il déclaré. Il m'a fallu attendre la pause et c'est au vu de ce que j'ai pu observer que j'ai apporté des retouches dans le dispositif du sept rentrant en changeant de gardien de buts et en adoptant un 4-2 avec une meilleure surveillance sur les numéros 20 (Mganem) et 8 (W. Hamam). Le résultat est là, tout a fonctionné comme je l'ai prévu".

 

L'Islande a ainsi pris un bon départ pour passer en quarts de finales même si tout reste mathématiquement possible. Nos joueurs restent quand même ambitieux continuant en la qualification aux quarts de finales. Nous voulons bien les croire.

 

Extrait du temps (www.letemps.tn.com)

 

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Vendredi 26 janvier 2007
HANDBALL - Championnat du monde
Tour principal- 3e journée - Tunisie-Allemagne 28-35
Précipitation et manque d’agressivité

De nos envoyés spéciaux Skander HADDAD et Mokhtar HMIMA

 

D’un côté, des Allemands déterminés et sûrs d’eux, de l’autre des Tunisiens fébriles et maladroits. Résultat : sept buts d’écart pour le pays hôte

 

Les temps ont changé depuis le Mondial de 2005 pour l’Allemagne et la Tunisie.

A domicile, le sept national, poussé par ses supporters, avait réussi à se classer quatrième alors que l’Allemagne, qui avait terminé la compétition à la 9e place, était rentrée dès le second tour. Aujourd’hui, le scénario n’est plus le même.

 

En pénétrant dans la salle de Dortmund et en voyant ces milliers de supporters allemands, on se demandait comment nos joueurs allaient faire pour essayer de battre l’équipe de Brand Heiner.

 

La réponse est venue au bout de quinze minutes de jeu lorsque le sept national a ouvert le score et pris deux buts d’avance (3-1). L’équipe de Tunisie a fait jeu égal avec son adversaire, puis bizarrement, elle a commencé à disparaître de la circulation.

 

Quand Ayed et Hmam se permettent de rater deux penalties, que l’équipe tombe dans la précipitation et que nos professionnels commettent des erreurs primaires, on ne pouvait plus rien attendre du sept national. L’image la plus marquante de cette première mi-temps sera celle d’un Issam Tej essoufflé par ses efforts au marquage qui demande à Hédoui de le remplacer pour reprendre son souffle. Puis rebelote avec Hmam qui expose Megaïez au contre adverse. Ce dernier, dans sa tentative de s’opposer au but hors de sa zone, commet une faute et écope de deux minutes d’expulsion. Le clou est venu de Hédoui qui rate un contre à la dernière seconde avant le retour aux vestiaires. Autant d’images significatives qui n’ont pas brisé les Allemands insensibles et qui, en prenant 8 longueurs d’avance (19-11), avaient sans doute «tué» le match.

 

 

 

Fritz fait la différence

 

 

 

Nous n’épiloguerons pas beaucoup sur les choix du sélectionneur national à propos des gardiens de but, mais il apparaît, d’un match à l’autre, que nos portiers ont été en dessous de la moyenne lors de ce Mondial.

 

La différence dans le match d’hier a été réalisée par le gardien allemand Fritz, auteur d’une prestation digne de sa renommée. Dans le camp tunisien Marouane Megaïez a bloqué 9 tentatives dont un penalty. Trop peu pour redonner confiance à ses partenaires.

 

Pour revenir au match, disons que les premières quinze minutes de la reprise ont été catastrophiques pour l’équipe de Tunisie. Le sept national a essayé de limiter les dégâts et a même réussi une réaction d’amour-propre. Aymen Hammed a réussi 9 buts, mais le sept national n’a pu revenir à la hauteur des Allemands qui s’étaient mis à l’abri (35-28). Encore une défaite, mais l’espoir persiste.

 

Le sept national, d’après les joueurs que nous avons approchés en fin de match, va tout essayer pour gagner les derniers matches face à la Pologne et la France.

 

La mission est, certes, difficile mais il faudra tout tenter.

 

Allemagne : Hens (5), Klein (3), Preiss (4), Glandorf (1), Baur (2), Zeitz (7), Jansen (4), Kraus (3), Kehrmann (3), Kaufmann (1), Schwarzer (2)

 

Tunisie: Hammed (9), Horri (2), Gharbi (3), Tej (1), Touati (3), Hmam (5), Ben Aziza (1), Mgannem (2), Ayed (2).

 

S.H.

Extrait de La Presse (www.lapresse.tn)

 

par Patrick publié dans : Résultats de l'équipe nationale de Tunisie
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