Le DBHB est prévenu
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Vainqueur de Lille/Villeneuve d'Ascq (27-26) pour son entrée dans la compétition, le Dijon BHB a eu un petit aperçu de ce qui allait l'attendre en D2 tout au long de la saison.
EVIDEMMENT, entamer une compétition par une victoire, alors que l'on retrouve son public, de surcroît avec l'étiquette de promu, ça n'est pas négligeable. Il n'y a qu'à imaginer la situation, si, au lieu d'avoir battu Lille/Villeneuve d'Ascq (27-26), le Dijon BHB avait vu revenir les Nordistes à leur hauteur. Ou pire, si le scénario avait tourné à la catastrophe et si les hommes de Yohan Delattre, qui n'avaient mené que l'espace de quelques instants, avaient réussi un hold-up parfait. Il aurait été très difficile d'attendre sereinement Aurillac mercredi, exempt ce week-end, largement vainqueur à Conflans (20-31) lors de la première journée et qui apparaît comme l'un des cadors de D2. Il n'en est rien.
Maintenant, s'ils s'étaient imposés face à Ajaccio lors de la première journée (29-27), les Nordistes ne font vraiment pas figure de monstre physique. Et pourtant, les Dijonnais en ont bavé. Au point de ne jamais décrocher leurs adversaires, alors que le break semblait dans leurs cordes.
Malgré leur déficit de poids, les visiteurs ont parfaitement su se servir de leurs atouts. « C'était une équipe jeune, qui courait », précise l'arrière droit dijonnais Fabrice Chauvin. « Quand on a perdu des ballons, on a pris contre-attaque sur contre-attaque. »
« De la fébrilité »
« Face à des gabarits mobiles, ça a été difficile d'imposer notre jeu », reconnaît le gardien Loïc Marmier. « C'était typiquement leur jeu de jouer sur la vitesse », souligne l'entraîneur Denis Lathoud. « Nous étions prévenus, mais nous n'avons pas été concentrés. »
Samedi, le contexte était particulier à plusieurs titres. « Tout le monde n'était pas à son meilleur niveau », constate Mohamed Kiour, le capitaine dijonnais. « C'était le premier match de championnat. Ce n'est pas parce que c'est la D2. Mais tous les premiers matches de chaque saison, c'est un peu difficile. »
« Une première rencontre est toujours difficile à négocier », ajoute le technicien du DBHB. « Eux avaient déjà effectué un match avec du rythme. Ils savaient où ils mettaient les pieds. Nous pas trop. On se rend compte du niveau. On va mettre ça sur le compte de la fébrilité. »
De ces éléments, les Dijonnais ont des pistes pour rectifier le tir. « En défense en première mi-temps, on n'est pas bons parce qu'on se fait déborder sur deux passes », explique Lathoud. « On a huit pertes de balle en première période, ce qui leur permet de rester dans le match. En deuxième, on a des bons passages et des très mauvais. On n'a pas vu une équipe homogène pendant soixante minutes. »
Des combats annoncés
L'état d'esprit affiché par son premier adversaire en dit sans doute long sur les combats à venir. « Le match a été difficile parce qu'ils n'ont jamais lâché », précise Chauvin.
« On est tombé sur une équipe accrocheuse, qui a défendu chèrement sa peau », ajoute Marmier. « Tous les matches se joueront à un ou deux buts près. Il n'y aura pas de matches faciles. » A commencer par celui qui attend le DBHB mercredi, avec la venue d'Aurillac. « On espère que ça va s'améliorer par la suite. Il le faut parce qu'Aurillac est un autre gabarit », souligne Kiour. « C'est une très bonne leçon, si on arrive à rectifier le tir dès mercredi », ajoute Lathoud.
Extrait du Bien Public (www.bienpublic.com)


